|
|
CHAPITRE 3 SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS SECTION 1- SYNTHESE La défaillance de l'entreprise est essentiellement due à des erreurs de gestion. La première erreur est une erreur commerciale. Jacadi est restée passive aux changements des besoins de la clientèle et a continué à commercialiser des collections figées. en effet, Jacadi est resté sur un positionnement haut de gamme en adoptant un style BCBG avec des prix élevés. De plus, au lieu de se concentrer sur sa marque phare, Jacadi a crée une enseigne concurrente de "du pareil au même", Dipaki en 1993. Du pareil au même propose des vêtements plus créatifs à des prix divisé par deux par rapport à Jacadi, grâce à une offre en permanence renouvelée et de plus petites séries. Or, Dipaki n'a pas introduit de nouveaux concepts. Jacadi n'a pas su anticiper les changements du marché. La seconde erreur est une mauvaise gestion du traitement des impayés. C'était lié aux difficultés de certains de ces franchisés. La troisième erreur est financière. L'entreprise est trop endettée. Elle recourt trop aux concours bancaires et aux soldes créditeurs. La quatrième erreur est une erreur de management. Le directeur n'a pas su gérer les conflits et ressouder son équipe.
D'un point de vue externe, le marché de l'habillement pour les enfants serait en tendance à long terme en croissance. Néanmoins, d'autres enseignes de prêt à porter pour enfants ont demandé leur mise en redressement judiciaire, notamment Tony Boy, le 7 novembre 1996. Plus récemment, Albert SA, l'entreprise de confection vendéenne à été placée en redressement judiciaire le 19 janvier 1999. Beaucoup de repreneurs étaient intéressés par les licences détenues par l'entreprise (Kenzo, Elle, Timberland...). Jacadi a d'ailleurs manifesté son intérêt pour Albert SA mais n'a pas été choisi.
Après la reprise, Jacadi affichait en 97, un résultat net de plus de 61 millions de francs. Ceci est très prometteur. Néanmoins, l'entreprise restera fragilisée pendant quelques années encore.
SECTION 2 - RECOMMANDATIONS - Il faudrait confier le recouvrement des créances à une société d'affacturage afin d'éviter les impayés et accélérer les règlements. - Il faudrait privilégier l'internationale. Jacadi exporte de plus en plus et pourrait conquérir de nouveaux marchés à l'étranger. - Il faudrait revoir la politique de produit. Il serait intéressant de faire de la veille concurrentielle afin de voir ce que font les concurrents. - Jacadi devrait continuer le co- branding. Il a toujours fait des partenariat valorisants jusqu'à présent. On peut citer son partenariat avec ELF et Renault en 1992, son partenariat avec BN en 1994, son partenariat avec Procter et Gamble (lessive Ariel) en 1995, et son partenariat avec l'Unicef en 1996. Il faudrait qu'il trouve de nouveaux partenaires. - Il faudrait améliorer le site Internet de Jacadi. En effet, le commerce sur Internet se développe de plus en plus. - En 1995, le taux de notoriété de Jacadi était de 75 %. Il faudrait évaluer si le taux a chuté depuis la défaillance.
Jacadi a "du pain sur la planche" si elle veut affronter la concurrence qui est de plus en plus féroce. Elle devra s'armer de patience mais surtout être créative.
Dans un titre 2, nous allons étudier, l'entreprise Tricoire qui a elle aussi connu deux défaillances. Ce cas sera traité plus succinctement faute d'éléments.
| . . .
|
Copyright © 2002 EXAFI EXADIT - Dernière modification : 10 juin 2006 |